cours de capoeira Paris


Cours de capoeira Paris : Caribailes introduit à Paris l'enseignement de la capoeira. C'est un art mi-martial mi-danse très dynamique, variée de par ses influences multiples et moderne de l'Afrique des régions du Brésil et des Caraibes.

Histoire de la capoeira

La capoeira est un art martial qui puise ses racines dans les méthodes de combat et danses des peuples africains du temps de l’esclavage. On situe l'origine de ces techniques en Angola, et/ou Mozambique.
En fait la capoeira primitive tire probablement son origine du N'golo, aussi appelée « danse du Zèbre ». Elle est issue de la culture bantoue (peuples d'Afrique équatorial) en Mucope du Sud, en Angola. C'était en réalité un rituel d'initiation d'adolescents pratiqué sous forme de défis.
C'est la nécessité de se défendre et de résister au pouvoir esclavagiste qui a fait naître la capoeira sous sa forme contemporaine, le but de cette danse étant de pouvoir s'entraîner librement sans craindre l’intervention du maître. On peut trouver des formes analogues dans les rythmes et les gestes pratiqués dans l'océan indien (le Moringue) et dans les caraïbes (le Damnyè, le Ladja, le Pagiembel ou le Mani par exemple).

Image Il est difficile de faire une histoire de la capoeira car de nombreux documents ont été brûlés lors de l'abolition de l'esclavage. Toutefois de nombreux chercheurs s'y sont intéressés et ont réuni de nombreux indices à partir de faits historiques ainsi que de témoignages oraux. Nous vous proposons ici une synthèse des différentes versions des historiens. L'histoire de la capoeira a incontestablement débuté avec la déportation des esclaves africains vers le Brésil.
Les théoriciens de la capoeira, ainsi que les historiens ont du mal à s'accorder sur l'origine et le sens exact du mot capoeira. Ce mot semble être d'origine indienne : capa- huaraa qui signifie « île d'herbe flottante » ou caa pu era l'ile à l'herbe coupée. Elle désigne donc un type de végétation proche de la brousse ou clairière, en fait, une zone broussailleuse où les esclaves trouvaient refuge lorsqu'ils étaient poursuivis par leur maître.

La capoeira apparaît entre le 15ème et le 16ème siècle. Elle était pratiquée exclusivement par les esclaves, mais à l’époque, elle était prohibée (il était interdit d'apprendre à se battre) et ses pratiquants entravés, mutilés ou tués. L'enseignement du combat se fit donc caché sous forme de danse primitive. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et acrobatique dans lesquels les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat que l'on appelle « jogo », littéralement : les jeux. Ces techniques trouvent leur source dans les combats entre esclaves (escravos). Les chevilles étant souvent entravées par des chaînes pour prévenir leur fuite des plantations; il leur était impossible d'effectuer des coups d'une jambe en gardant l'autre au sol; ils ont privilégié les mouvements où les deux jambes sont proches.

* Au XVIème siècle

Les colons, pour exploiter les richesses du sol brésilien, déportèrent des esclaves africains. Afin de les contrôler, ils séparaient les individus de même famille et de même tribu pour éviter les coalitions. Ainsi chaque groupe comprenait un mélange de différentes cultures, coutumes et traditions.Incapables de se comprendre entre eux, les esclaves furent obligés de communiquer dans la langue de leurs asservisseurs: le portugais; leurs cultes et leurs rites étaient prohibés de même que tout ce qui aurait pu être un moyen d'alliance et de révolte. Ces interdictions eurent un effet désastreux sur les cultures africaines et pourtant il semblerait que dans ce contexte de déracinement et d'oppression, la capoeira ait pu émerger, représentant une réunion de cultures, de rituels, de musiques et de techniques de combat, dont la danse du zèbre, encore pratiquée en Afrique.

* Au début du XVIIème siècle

Certains esclaves se rebellèrent et se rassemblèrent dans des camps nommés "Quilombos". Certains quilombos réunissaient plus de 30 000 fugitifs. Les leaders des révoltés contribuèrent beaucoup au développement de la capoeira et elle constitua une arme semble-t-il efficace contre les colons. Ainsi au tournant du XVIIIème débuta la répression de la capoeira. En 1780, le mot "capoeiragem" apparut dans les registres de police et inquiéta les autorités. Les réprimandes étaient sévères, qui était pris à faire de la capoeira était enfermé, gravement mutilé voir tué sur-le-champ.

* En 1888...

l'esclavage est aboli au Brésil mais la capoeira reste interdite. Certains capoeiristes, certes libérés mais laissés miséreux, se servent de la capoeira pour voler. Des criminels se fixent des lames de rasoirs aux orteils afin d'asséner des coups mortels. La capoeiraest alors reniée par une partie de ses initiés et cependant, dans l'ombre, elle survit jusqu'en 1937.

Dans une nouvelle position politique, elle est tolérée en milieu fermé. C'est à ce moment qu'apparaissent deux grands "Mestre" dans la capoeira:

• Mestre Bimba, qui ouvre la première académie de capoeira à Salvador de Bahia. Il crée le style "Regional" auquel il ajoute des techniques venant d'autres arts martiaux.

Manuel dos Reis Machado, né en 1900 à Bahia, était un athlète de combat et de capoeira puissant et respecté par ses adversaires. Jeune, il commençait à enseigner l’art de la capoeira pour la première fois de manière structurée dans une salle, et non dans la rue comme c’était l’habitude à l’époque.
Mestre Bimba, appelé ainsi dans le monde de capoeira, s’était rendu compte que la capoeira originale de Bahia, aujourd’hui nommé angola, n’était pas assez efficace pour un vrai combat. Sous son égide, cet art martial brésilien devient par la suite une éducation physique et une lutte véloce et très dangereuse. Il prône l’entraînement régulier, la musculation et le respect d’une bonne hygiène de vie. En plus, il crée un nouveau style de capoeira: la capoeira Regional

• Mestre Pastinha qui ouvre en 1941 une académie de style "Angola" pour maintenir les traditions.

Vicente Ferreira Pastinha, Mestre Pastinha, né en 1889, apprit la capoeira Angola d’un Angolais, nommé Benedito et devint vite un grand athlète largement reconnu à Bahia. Lui aussi ouvre une Académie et y enseigne la capoeira originale et traditionnelle avec beaucoup d’application, de charisme et d’expérience. Par ses considérations philosophiques de la capoeira, il donne à cet art martial une valeur unique du peuple afro-brésilien. Contrairement à Mestre Bimba, qui disait que la capoeira se développait essentiellement au Brésil, Mestre Pastinha croyait dur comme fer qu’elle était majoritairement issue d’Afrique. Les dernières années de sa vie furent tristes, car son Académie ferma en raison d’une rénovation du quartier dans lequel elle se trouvait. Aveugle, et pratiquement abandonné de tous, il mourut en 1981 à l’âge de 92 ans.

* C'est dans les années 1950...

que la capoeira connaît un essor considérable. A peine 20 ans plus tard, déjà étendue au Brésil entier, elle gagne des adeptes dans toute l'Europe et aux Etats-Unis.

Voici la belle histoire de cet art, résistance surgie de l'oppression, liée à la quête de liberté. De nombreux récits content les aventures des premiers valeureux capoeiristes, notamment du fameux Zumbi dos Palmares, leader d'un Quilombo. Il est bon de les découvrir tout en gardant à l'esprit ce qui nous semble le plus important: ce sont les légendes qui font vivre la capoeira... que ces légendes soient exactes ou non n'a pas d'importance, ce qui compte c'est que les capoeiristes d'aujourd'hui continuent à trouver un sens à leur pratique au travers de ces légendes traditionnelles.

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